Metallica, aimanté au succès?

7 10 2008

On l’attendait depuis un certains temps et le voici enfin tout droit sorti des presses, le nouvel album du groupe mythique Metallica, j’ai nommé “Death Magnetic”. Beacoup de fans et de moins fans étaient sceptiques face à la poursuite de carrière de ce groupe au vu des nombreuses difficultés rencontrées lors de l’enregistrement du précédent album “St Anger” . Album nettement en dessous au niveau musical et inspiration par rapport à un “…And Justice For All” par exemple.

Avant la sortie de cet album (2003), le bassiste Jason Newsted quitte le groupe, pour raison de santé (version officielle), c’est le producteur qui assure les parties de basse sur “St Anger” qui est un bébé qui a mis 6 ans à sortir. Lors de l’enregistrement de cet album, le groupe en pleine crise, a même suivi une thérapie pour ne pas exploser suite à différents problèmes d’alcool, de drogue et de prise de grosse tête des différents membres du groupe. L’album est surtout marqué par une batterie nettement en dessous, la fin de Lars Ulrich? Notons que le nouveau bassiste de Metallica n’est autre que Robert Trujillo, ancien du groupe de Ozzy Osbourn, qui a rejoint le groupe en 2003.

J’ai eu la chance de voir le show proposé par les “four horsemen” au Pinkpop 2008 en Hollande, une bonne préparation à la sortie de ce nouvel opus. Un pur bonheur, un revival de tous les tubes du groupe en passant pas “Seek and Destroy”, “Enter Sandman”, “Ride the lightning”, “One” ou encore “Nothing Else Matters”. Bref un concert bien goûtu qui donne la chaire de poule surtout quand on a jamais vu les zikos à l’oeuvre. C’est bien rassuré que j’ai alors attendu la sortie de cet album.

Mon premier contact avec ce nouvel opus fut le visionnage du clip du premier single “The day that never comes”. Un clip presque pro-bushiste si on s’en tient juste aux images, Metallica ne fait toujours pas dans le clip de qualité selon moi… bref. La chanson par elle même est assez molle, à la première écoute en tous cas. Cela peut éventuellement rappeler “One” mais en moins accompli. C’est refroidi que je décide tout de même d’écouter le reste de l’album. Et là ça rassure quelque peu. Les trois premiers titres sont à la hauteur, péchus, bien arrangés et avec un bon son trash métal (“That was just your life”, “The end of the line” et “Broken, Beat & Scarred”). Les paroles de “Broken, Beat & Scarred” reflètent assez bien l’évolution du groupe au cours des années, une montée au zénith de la musique, une descente aux enfers et une remontée vers la lumière. Le quatrième titre, le fameux “The day that never comes” arrive et là miracle, la chanson est bien meilleure sans les images!

Le reste de l’album est très bon également, le groupe a su se retourner, faire face et évoluer près de 20 années après leurs plus gros succès et le chef d’oeuvre “Master of Puppets”. Je trouve la batterie un peu en dessous tout de même, Lars Ulrich perd de sa superbe ou je suis trop critique et attends trop de ce membre fondateur du groupe, allez savoir. James Hetfield n’a plus la voix de ses 20 ans mais il a de bon restes le bougre, surtout que sa voix a pris un tournant intéressant, plus contrastée et profonde. Robert Trujillo et Kirk Hammet sont eux irréprochables, en live comme sur cd, une pêche incomparable et une “lead guitar” avec des solos de qualité comme d’habitude.

En conclusion, vivement la suite, un nouveau concert des papys du trash et un autre album qui sera espérons le encore supérieur à celui-ci! Mais gageons que Metallica a encore de beau jour devant lui, parole de fan.

Bertrand








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